LA PRIERE
Dieu éternel qui révèle la vérité éternelle. L’homme déchu doit connaître Dieu, et non seulement le ressentir. De nos jours, la réflexion est exclue, on mise sur les sentiments. Mais les Ecritures ne donnent pas d’exemple de personnes qui “ressentent” Dieu.
Les gens rejettent un “Dieu transcendant” d’autorité, en faveur d’un Dieu intérieur et un sentiment subjectif. En d’autre termes, ils réduisent le Dieu des Ecritures à un “dieu imaginaire”. Au lieu de vouloir nous élever pour être comme Dieu, nous l’abaissons jusqu’à nous. Dites-vous : “Ecoute, Dieu, ton serviteur parle” ou bien : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute” Si vous dites “Dieu est mon copilote”, vous devriez changer de place ! Il est tragique de constater que beaucoup de ceux qui
disent ressentir la présence de Dieu refusent en fait
d’écouter sa voix. La Bible toute entière donne ce simple conseil à l’homme déchu : “Ecoute !” L’homme doit s’humilier devant Dieu pour écouter, pour croire, pour obéir, et pour vivre.
Faites attention avec la prière ! Utilisez-la avec révérence ! Ne vous précipitez pas dans la présence de Dieu. Ne faites pas l’enfant en la présence de Dieu. La prière est à révérer parce que notre Dieu est un “feu dévorant”. “Craignez Dieu !” Tombez à genoux, prosternez-vous, tremblez, en silence soyez ébahi et au comble de la reconnaissance. Rendezvous à lui, renoncez à vous-même, engagez-vous, réjouissez-vous, louez Dieu ! Un Dieu diminué n’inspire que des prières égoïstes. Il s’agit de Dieu, du Dieu im–muable ! C’est là le début, le centre, et la
fin de toute prière. Jésus priait, tout simplement :
“Que ta volonté soit faite.” Nous ne devons pas, de notre côté, prier : “Que ta volonté soit changée.”
La prière n’est donc pas une technique, mais une relation. Par la prière, l’homme s’humilie devant son Créateur, il se présente à l’appel. Il dit : “Que ta volonté soit faite, et non la mienne,” ; “J’ai besoin de toi, mon Dieu, c’est toi que je veux !” La source de la spiritualité se trouve dans la confiance en Dieu. Connaître Dieu change “Matière à réflexion”Dieu Je ne crois pas en la prière ; je crois en Dieu.Donc, je prie. Cette simple vérité explique pourquoi nous prions mal. Nous ne comprenons ni Dieu ni la foi. La prière est notre confiance en Dieu, elle est la
voix de notre foi. C’est notre connaissance de Dieu qui détermine de quelle manière nous lui parlons. Voici de quoi il s’agit, en termes simples : il s’agit de Dieu ! du Dieu souverain, transcendant, saint, infini, éternel, tout-puissant, omniscient, juste, miséricordieux. Il s’agit du Dieu qui crée, qui sauve,
qui juge, du Dieu de la Bible, le Dieu d’Abraham, Isaac, et Jacob. Il s’agit de Dieu, de l’Eternel ! Toute étude de la prière doit commencer par une relation basée sur la connaissance de Dieu. Nous devons le cher-cher, le connaître, lui faire confiance, lui obéir.
Sans cela, la prière sera néant. La profondeur de la prière est la puissance inouïe de Dieu.
Concentrez-vous donc sur Dieu. Nous contemplons Dieu, puis nous adorons, et non l’inverse. Devant Dieu, Moïse trembla sur le mont Sinaï, Daniel s’évanouit, et l’apôtre Jean devint
comme un homme mort. Ils avaient rencontré la souveraineté du Dieu vivant ! C’est Dieu, c’est notre foi en Dieu, qui définissent la prière. C’est par la prière que nous répondons à Dieu. La réponse à Dieu est, en effet, le commencement de la prière. Je suis mortel, faible, ignorant pécheur, perdu condamné. L’homme déchu a besoin d’un Dieusouverain ! Et ce Dieu souverain existe ! L’homme perdu a besoin d’un Sauveur ! Et ce Sauveur existe ! La vérité absolue se fonde sur un Dieu transcendant, c’est-à-dire un Dieu extérieur à nous, un Dieu
objectif. Sans un tel Dieu d’autorité, aucune morale,
aucune éthique, ne peuvent exister. C’est le la libération (la recherche de la liberté) ; les esclaves israélites en Egypte le faisaient aussi ! Dieu répondit à leur cri de les libérer et ils partirent en exode. Ils étaient libres, mais ils avaient toujours soif, car l’homme qui n’a que sa liberté est un monstre.
Augustin1, dans les temps anciens, disait : “Notre âme ne se repose que lorsqu’elle se repose en toi.”
L’homme a soif — de Dieu ! Et le principal moyen d’établir un rapport avec Dieu est celui de la prière. Les apôtres avaient le pouvoir d’opérer des miracles. C’était certainement très excitant ! Mais en leur for intérieur, ils voulaient surtout prier.
Rien dans la religion ne peut remplacer la prière. La lutte de la foi est essentiellement celle de la prière. “Enseigne-moi à prier. Toi-même, prie en moi.”
PRIERE ET FOI
La prière est essentielle, car elle démontre notre relation avec Dieu, elle illustre notre vraie foi, notre vie véritable. Voilà pourquoi il est terrifiant de réfléchir sur la prière ! Réduire la prière à une sorte de magie fait de notre relation avec Dieu une
idolâtrie. Les télé-évangélistes en Amérique qui disent : “Dites-le et vous l’aurez !” font appel à notre avarice, à une certaine exploitation de Dieu. Mais la vraie prière fait peur ! Peu ou pas de prière dans notre vie, est signe d’un manque de confianceen Dieu. Si la prière nous déçoit, c’est que nous
nous sommes faits notre propre dieu, comme si Dieu devait répondre à nos désirs. Et il est évident que nous ne pouvons adorer quelqu’un qui nous déçoit. Dieu est Dieu, donc on peut avoir confiance en lui. Les disciples ne disaient pas “enseigne-nous à prier” afin de satisfaire leurs désirs égoïstes, mais parce qu’ils voulaient ce qu’avait Jésus, lui qui, avait une relation intime avec un Père céleste. Ils avaient soif de ce qu’il possédait. Ils n’y voyaient pas une technique, ou une formule, et ils n’étaient pas impressionnés par des paroles grandioses. Mais
ils savaient reconnaître la véritable prière, qui ne consiste ni en un regard de petit saint ni en une voix affectant l’extase. La prière, c’est le moment où il est permis à l’homme humble d’entrer dans la présence du Dieu tout-puissant ! C’est plus que le fait de parler avec Dieu, ou de l’écouter ; c’est être
avec Dieu ! Les disciples disaient : “Enseigne-nous à prier”,
et non “Enseigne-nous comment prier”. La différence
entre les deux est extrêmement importante.
Nous parlons de la prière, nous lisons des livres sur
Luc 11.1–13 “Enseigne-nous à prier.”
“Enseigne-nous à prier.” ... “Enseigne-moi à prier.” Les passages de l’Ecriture que nous ne connaissons pas doivent être lus, bien entendu ; et ceux que nous connaissons, doivent être lus de plus près. Les disciples entendirent Jésus enseigner avec autorité, ils le regardèrent faire de grands miracles, ils furent frappés par sa puissance. Et pourtant, ils lui dirent avec simplicité :
“Enseigne-nous à prier.” La prière est instinctive, car le fond de la foi est la prière. Nous avons le mal du pays, que seul la prière peut guérir. Parler de la prière c’est employer un petit mot pour désigner une grande expérience. Notre texte, Luc 11.1–13,
constitue le plus grand traité sur la prière qui existe au monde. Jésus exauça la prière de ses disciples au sujet de la prière. Tous les grands principes de la prière se trouvent dans ce passage. Quelqu’un a dit : Qu’il prie à présent, Celui qui n’a jamais prié auparavant, Et que celui qui priait auparavant,
Prie plus souvent.
A la question : “Quel est le plus grand sujet de recherche ?” un grand scientifique répondit : “Découvrir ce qu’est la prière.” Les prédicateurs ont tendance à penser que les membres de l’Eglise
viennent aux réunions d’adoration pour entendre une prédication. Ce n’est pas le cas ! Ils viennent pour apprendre à prier. Prier, c’est respirer spirituellement. Bien que cette respiration spirituelle soit naturelle, elle est néanmoins très difficile : “Je suis une prière. Dieu, lis-moi.” Si l’on demandait : “Que voudriez-vous faire le plus en religion ?”, la réponse
universelle serait tout simplement : “Prier”. Si la question était : “Où est notre plus grand échec dans la religion ?”, la réponse serait “la prière”. Nous considérons généralement Jean-Baptiste
comme un prédicateur du feu de l’Enfer. Il était pourtant connu par ses disciples comme un homme de prière, un homme qui enseignait la prière.
L’homme moderne s’engage dans la théologie de Théologien et auteur, l’un des pères latins (354–430
ap. J.-C.). notre manière de penser, de vivre et de traiter les
autres. C’est ceux qui ont besoin de Dieu qui prient ! Et ils deviennent comme le Dieu qu’ils adorent. L’étude de la prière est l’étude approfondie de Dieu lui-même.
la prière, nous regardons des vidéos sur la prière, nous assistons à des retraites spirituelles sur la prière. Et tout cela nous déçoit, parce que toutes ces choses se réfèrent à des formules et à des méthodes. Mais c’est en priant qu’on apprend à prier ! Celui qui ne prie que lorsqu’il en a envie ne priera pas
beaucoup. Le dicton est véritable : “Après avoir prié, vous pouvez faire plus ; mais avant d’avoir prié, vous ne pouvez rien faire de plus.” Priez d’abord ! Il faut prier pour vivre, car la prière, c’est la vie. Le coeur de la foi, c’est la prière. Le coeur de
la prière, c’est : “Je crois ! viens au secours de mon incrédulité !” (Mc 9.24). “Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis en pécheur.” La prière, c’est se confesser, c’est se soumettre, c’est s’avouer sans force, c’est regarder vers Dieu, c’est obéir — c’est
vivre avec Dieu. Tout échec, tout péché, est en fin de compte un
échec de la prière. Il est plus facile d’écrire sur la prière que de prier, car on peut connaître des choses sur la prière sans savoir prier pour autant. Il faut nous engager dans la prière. Dans ce sens, la loi de la prière anticipe la loi de la foi.
PRIERE ET FORCE
Les disciples avaient le privilège d’entendre Jésus prier. Quel privilège prodigieux ! Pendant trois années, ils l’observèrent dans des situations différentes : ils l’avaient vu enseigner, guérir les malades, bénir les enfants. Mais rien de tout cela n’égalait sa vie de prière. La gloire de Jésus, c’était la prière, car la prière est plus qu’une forme : c’est une force.
Jésus n’enseigna pas à ses disciples à “dire une petite prière”. Dire une prière est une chose, prier en est une autre. Jésus pria, donc il enseigna la prière à ses disciples. Bien qu’il fût avec eux, ils comprenaient leur besoin de prier. Si Jésus avait besoin
de prier, combien plus en aurons-nous besoin ? Si la prière était primordiale pour Jésus, elle doit l’être pour nous également.
L’oeuvre de l’Eglise est donc de prier. Nous ne devons pas nous contenter de “prières d’ouverture” et de “prières de clôture”. Nos prières dans l’Eglise doivent s’adresser à Dieu et non à l’homme. Trop de prières sont artificielles. Il faut les débarrasser des phrases toutes faites, car elles s’adressent
non aux oreilles de l’homme mais au coeur de Dieu.
Ecoutons-nous sérieusement nos propres prières ?
Dans nos prières, disons-nous ce qu’on attend de nous, ou bien ce que nous avons besoin de dire ?
Plus la prière est éloquente, et plus il est probable qu’elle soit factice. Prions-nous, vraiment ? Avonsnous jamais prié, vraiment ? Lorsque la première Eglise a vraiment prié, la maison a tremblé (Ac 4.31). Les disciples savaient que Jésus était en possession de quelque chose de particulier, et cette
chose, ils la voulaient ! Qu’arriverait-il aujourd’hui si l’Eglise priait vraiment ? Le commandement de prier est celui qu’on trouve le plus souvent dans la Bible, et pourtant c’est celui auquel on obéit le moins. L’Eglise échoue dans son oeuvre parce
qu’elle échoue dans la prière. La prière nous révèle tels que nous sommes, ainsi nous préférons, comme Adam, nous cacher. La prière empêche notre travail de devenir une expression de notre orgueil. La prière est la chose la plus pratique qu’un chrétien puisse faire. On peut prêcher trop longtemps, mais
on ne pourra jamais trop prier. Il ne faut jamais rien faire sans prier.
PRIERE ET FORME
La demande des disciples (“Enseigne-nous à prier”) comprend également une interrogation sur la forme de la prière. De nos jours, les gens s’intéressent très peu à la vérité, à la doctrine, ou à la forme. Jésus commença par un modèle, un schéma, une structure, une forme. Au football, ce n’est pas au niveau des actions “spectaculaires”
qu’on échoue, c’est au niveau des techniques de base. Un musicien, avant d’improviser, doit apprendre les gammes et le solfège. Le jeune doit apprendre les règles ; seul la sagesse de l’âge peut en connaître les exceptions. La prière, c’est la force dans la forme.
Jésus attire notre attention. Il fait le tour de la prière en quelques mots seulement. Dans une leçon à suivre, nous regarderons cette prière modèle appelée souvent le “Notre Père”. Cette prière est valable car elle est dans la Bible. Nous pouvons l’apprendre par coeur et la dire, la prier, la chanter.
Et nous devons l’étudier, car elle est la base de toute prière.
PRIERE ET PERSEVERANCE
Jésus détruit notre légèreté dans la prière. Il nous surprend. En réponse à la requête des disciples, il esquissa une structure toute simple, si simple d’ailleurs qu’il risquait de les décevoir ! Pas de mot de passe secret, pas de mysticisme enfantin
ici. Commencez par la structure, et persistez. Si vous ne vous y impliquez pas sérieusement, pourquoi Dieu de son côté le ferait-il ? Si vous n’êtes pas prêt à lutter par la prière, pourquoi Dieu vous écouterait-il ? Prier, c’est réfléchir, c’est se soumettre, c’est demander, chercher, frapper à la porte. Il faut persister dans ces choses, car Dieu n’est pas le génie de la lampe. Prier, c’est travailler, et c’est travailler dur. Et cela prend du temps. La
prière exige non seulement nos lèvres, mais nos vies. Peu de gens prient, encore moins persévèrent dans la prière. On ne claque pas du doigt pour appeler Dieu comme on appellerait un garçon de café. Prier n’est pas commander. Non seulement Jésus connaissait-il Dieu, mais il nous connaît également. En Luc 11.5–8, il illustre l’idée de la persévérance par une parabole au sujet de deux amis. Nous faisons appel à nos amis dans
nos moments de besoin. Mais, même avec nos meilleurs amis, nous choisissons bien nos moments. Et minuit, ce n’est peut-être pas le meilleur moment ! Il est peut-être mal poli de réveiller quelqu’un si tard, alors qu’on pourrait attendre le lendemain.
Mais si vous persévérez, un ami répondra à votre requête — bien qu’à contrecoeur — même après minuit. La parabole de Luc 11.5–8 n’enseigne pas une quelconque hésitation de la part de Dieu. Au contraire, elle enseigne son désir de nous répondre.
Parce que Dieu est Dieu, la prière est une force. Ce n’est pas en la prière, mais en Dieu, que je crois, en Dieu qui est disponible. La raison d’être de la prière, c’est la prière elle-même. La prière crée des situations entièrement nouvelles, car tout est différent après la prière. Apprenez la structure, la forme, puis persévérez.
PRIERE ET EXAUCEMENT
“Demandez et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira” (Lc 11.9). Quelqu’un a noté que dans la Bible se trouvent 667 requêtes spécifiques, et 654 réponses spécifiques. Voilà un pourcentage élevé ! Cela ne
veut pas dire, cependant, que 13 prières n’ont pas été exaucées. Tout ce qui est important dans la prière se trouve en Luc 11 : Priez ... priez ... priez ! Quelles promesses ! Dieu est un Dieu qui
fait des promesses, et qui les tient. “Grande est ta fidélité” (Lm 3.23b). Demandez ... cherchez ...frappez. La persévérance dans la prière donne des résultats. Une lecture des psaumes nous
donne la preuve que Jésus connaissait les pères. Je suis père et grand-père, et je sais que les pères donnent avec amour. En partant de la forme, Jésus a parlé des amis, puis des pères. Puisqu’un père sur la terre donne à ses enfants, combien
plus le Père céleste ne donnera-t-il pas ? La prière est le début, le point de départ ; mais elle est également le dernier mot.
Posez-vous ces questions : 1) Si nous savions que Jésus devait revenir demain, combien de temps passerions-nous dans la prière, aujourd’hui ? 2) Une fois auprès de Dieu, la plupart
d’entre nous ne diront-ils pas : “J’aurai dû prier d'avantage?

